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Ahlberg Cameras

Ahlberg Cameras fabrique des caméras utilisées dans les centrales nucléaires. Les normes de sécurité électrique ne sont pas les mêmes en Europe qu’aux États-Unis, ce qui pour l’entreprise est un problème. Beaucoup de temps et d’argent sont donc consacrés à la certification de produits pour des marchés différents. Un traité de libre-échange pourrait être d’une grande utilité, car il imposerait des normes communes pour les États-membres de l’Union Européenne et les États-Unis.  

 

 

Ahlbergs Cameras fut fondée en 1981 par Ulf Ahlberg, qui travaillait alors comme inspecteur de centrales nucléaires et réalisa le besoin d’améliorer les systèmes de caméras existantes. M. Ahlberg est depuis quelques années à la retraite, et son fils Joakim a repris l’affaire familiale. Parmi les produits de l’usine de Norrtälje, où se trouve aussi le siège, figurent entre autres des caméras sous-marines pour l’inspection de centrales nucléaires, des caméras de surveillance montées en hauteur pour la supervision des processus de centrales nucléaires, des systèmes d’illumination qui éclairent les milieux sous-marins dans l’industrie nucléaire, et des logiciels avancés pour l’amélioration des images. Des produits sur mesure sont également fabriqués suivant les souhaits des clients. Dans ce dernier cas, l’appareil est créé à partir de zéro, et parfois en un seul exemplaire.  

 

Ahlbergs possède aussi des locaux à Varberg, qui hébergent le service du développement produit, ainsi qu’un bureau de vente et de services aux États-Unis. Aujourd’hui, les produits de l’entreprise équipent environ un tiers des quelques 400 réacteurs nucléaires dans le monde. Certains grands clients se trouvent en Corée du Sud et au Japon, mais les États-Unis sont sans commune mesure le plus important marché de l’entreprise. C’est aussi le pays qui compte le plus de réacteurs et où le potentiel de vente est le plus signifiant, explique Joakim Ahlberg.

 

"Les États-Unis sont de loin notre plus grand marché. Aujourd’hui, nous vendons à peu près à la moitié de leurs réacteurs, donc la marge de croissance est encore considérable."

 

Le marché américain représente environ la moitié du chiffre d’affaires total d’Ahlbergs Cameras, qui est de 5 à 7 millions d’euros par an.

 

Les caméras sont notamment utilisées lors des inspections annuelles des réacteurs. Chaque année, le réacteur est arrêté pour un ravitaillement en carburant, l’inspection de joints de soudure ou autres activités. Grâce aux caméras Ahlbergs, des dommages éventuels sur les joints de soudure peuvent être découverts, et seront le cas échéant réparés. S’il s’avère que les caméras disponibles ne sont pas suffisantes, des appareils supplémentaires doivent rapidement être installés. Un réacteur en arrêt coûte environ un million d’USD par an.  

 

"Chaque heure représente 50 000 USD. Il est donc essentiel de pouvoir livrer rapidement. Les clients veulent l’équipement aussi rapidement que possible, et si nous n’avons pas les produits en stock, ils s’adresseront à un concurrent", poursuit Joakim Ahlberg.

 

Pour livrer ses caméras dans les meilleurs délais, Ahlbergs possède un bureau de vente et de services à Wilmington, en Caroline du Nord. Pour Joakim Ahlberg, la réduction des temps de traitement serait l’un des avantages d’un traité de libre-échange entre l’Union Européenne et les États-Unis.  


"Aujourd’hui, les procédures de douane sont un peu compliquées aux États-Unis. La plupart du temps, nous envoyons les produits à notre bureau, qui les livre ensuite au client final, afin de faciliter le passage à la douane, parce que cela nous permet de mieux maîtriser le processus, et le dédouanement prend alors deux jours. Ce dernier peut durer une semaine ou plus si nous choisissons de livrer directement aux clients finaux. Et ceux-ci sont pressés. Si nous leur disions « nous avons des produits en stock en Suède, vous les recevrez dans trois jours » et que les produits étaient ensuite bloqués une semaine à la douane, ils seraient furieux. Parfois, il leur est même arrivé de décommander des produits avec ce type de retard."

 

"Si les droits de douane étaient purement et simplement éliminés grâce à un traité de libre-échange, la procédure d’importation serait simplifiée", raisonne Joakim Ahlberg. Les douaniers n’auraient alors plus qu’à bloquer l’entrée de produits illégaux.

 

Une autre question concerne la variation des normes selon les marchés. Les États-Unis utilisent le marquage UL de sécurité électrique, ce qui correspond au label CE, adopté notamment en Europe. Du fait de cette différence, les produits doivent être certifiés une fois de plus pour pouvoir être vendus aux États-Unis.

 

"Si nous concevons un produit que nous souhaitons vendre à un organisme public aux États-Unis, qui exige la norme UL, nous devons nous adresser à une entreprise de certification UL. Ce type de sociétés existe en Suède, mais elles sont chères, et le processus de certification prend plusieurs mois. C’est donc un projet de grande envergure.  Notre usine est alors inspectée. Et si elle ne répond pas tout à fait aux critères, qui sont différents de ceux qui s’appliquent à la norme CE, l’inspection doit être refaite. Nous sommes inspectés annuellement."

 

La certification CE est plus facile à obtenir, selon Joakim Ahlberg. La procédure est plus simple et le label est accepté dans le monde entier, tandis que le marquage UL n’est utilisé qu’aux États-Unis. Par ailleurs, la norme CE est plus souple ; il est donc possible de fabriquer un produit conforme aux normes UL et CE. Un traité de libre-échange où les régions conviennent d’une norme commune serait d’une grande utilité.

 

"Le grand problème est que l’obtention des deux certifications, UL et CE, est un processus long et coûteux. C’est un obstacle pour tous ceux qui exportent aux États-Unis ; la certification demande du temps et de l’argent. Et lorsque la version suivante du produit sort, nous devons tout refaire, ce qui retarde notre développement de produits. Certaines entreprises préfèrent attendre, en se disant que la prochaine version du produit sortira bientôt, et certifier celle-là plutôt que l’actuelle. Ce type de raisonnement retarde le lancement de produits sur certains marchés, ce qui fait baisser leur compétitivité."

 

De manière générale, Joakim Ahlberg est convaincu que la réduction des obstacles commerciaux entre l’Europe et les États-Unis grâce au PTIC, le traité de libre-échange, augmentera les ventes puisque les États-Unis sont le plus grand marché d’Ahlbergs, ce qui à son tour exigera un renforcement des effectifs. Il souligne aussi que le traité permettrait plus naturellement aux entreprises américaines d’acheter en Europe.

 

"Aujourd’hui, elles ne sont pas vraiment habituées à traiter avec des sociétés étrangères. Je crois qu’on pourrait rapprocher les États-Unis et l’Union Européenne. Le PTIC les mettrait en confiance pour collaborer avec nous."

 

Certes, un traité de libre-échange faciliterait l’entrée sur le marché européen des concurrents américains d’Ahlbergs. Mais Joakim Ahlberg ne voit pas cela comme un problème.

 

"Je suis pour la libre concurrence : elle permet au gagnant d’être celui avec les meilleurs produits, et non pas les « meilleures » barrières commerciales.

 

Mots clés SMEs

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